Vendredi 05 Juin 2026, la situation a dégénéré à Watsa. Dès 5h30, le portail de Doko, accès principal à Kibali Gold Mine, a été pris d’assaut par le groupe VRAI VRAI et des ENTREPRENEURS LOCAUX. Pneus brûlés, l’entrée du site est totalement verrouillée. Seule la sortie du personnel à l’intérieur est tolérée. Au lendemain de l’ultimatum lancé contre le Directeur Pays Cyrille Mutombo, la menace d’actions de plus grande envergure est devenue réalité.
« … On brûle des pneus parce que nos dossiers brûlent depuis des années dans leurs bureaux. Kibali nous a fermé la porte des contrats, nous fermons la sienne. Que Cyrille Mutombo parte. Nous ne bloquons pas la mine, nous débloquons notre survie. Tant qu’il est là, rien n’entre « , lance un entrepreneur local, casque jaune vissé sur la tête, devant les flammes.
Le mouvement cible l’approvisionnement sans stopper net la production. Les sous-traitants extérieurs, camions de carburant et vivres sont bloqués à l’extérieur. Les agents de sécurité de Kibali observent à distance. Aucun affrontement signalé à 09h, mais la fumée noire des pneus est visible depuis Durba. L’objectif affiché : frapper l’économie de la mine sans prendre en otage les travailleurs congolais déjà sur site. Le message à Barrick est clair, à 72h de la DRC Mining Week 2026.
48h après la déclaration du G20 et Vrai Vrai exigeant le départ « sans délai ni condition » de Cyrille Mutombo, la direction de Kibali Gold Mine garde le silence. Accusé de « bloquer systématiquement les opportunités » et de violer le pacte de paix, le Directeur Pays voit son nom scandé devant un portail en feu. Les manifestants conditionnent la levée du blocus à son départ et à l’ouverture immédiate de négociations sur le contenu local. À Watsa, le bras de fer devient épreuve de force.
Source : Constats sur terrain et déclaration G20 & Vrai Vrai du 04/06/2026, relayée.
Par La Rédaction
