Jeudi 04 Juin 2026, les plateformes G20 et Vrai Vrai ont haussé le ton. Réunissant les DG d’entreprises locales du Haut-Uele, elles exigent « le départ immédiat et sans condition de M. Cyrille Mutombo », Directeur Pays de Kibali Gold Mine. En cause : un « blocage systématique des opportunités » d’accès aux marchés de la mine d’or la plus automatisée d’Afrique.
Les signataires dénoncent le non-respect des engagements sur le contenu local. La loi impose 51% de sous-traitance à capitaux congolais. Or l’ARSP a annulé en février 2026 plusieurs contrats de Kibali jugés inéligibles. L’agence accuse même TCFF, qui gérait « 90% des marchés de sous-traitance », d’être « Kibali Gold déguisé » via un système de prête-nom. Pour le G20, c’est la preuve du verrouillage.
G20 et Vrai Vrai accusent Cyrille Mutombo « d’être à la base du non-respect du pacte de paix » conclu avec le gouvernement provincial et les communautés. Malgré 4,4 milliards USD investis depuis 2009, l’acceptabilité sociale de Kibali reste fragile à Watsa et Faradje, entre mémorandums et affrontements. Le moratoire du 6 mars 2026 sur les zones ARK et Gorumbwa Extension ravive les tensions.
La fronde éclate alors que Kibali affiche 2,3 milliards USD de chiffre d’affaires en 2025, un record. Pourtant la production baisse de 2% à 673 333 onces. Cyrille Mutombo vante « les mines humaines » et les 93% d’énergies renouvelables visées. Mais pour les PME locales, les retombées ne suivent pas.
Les entrepreneurs préviennent : seul le départ de Cyrille Mutombo « ouvrira une nouvelle page de dialogue ». Sans suite, « des actions de plus grande envergure » sont annoncées. La balle est dans le camp de Kibali et de Barrick, à quelques jours de la DRC Mining Week 2026 où M. Mutombo est attendu. À ce stade, il s’agit d’allégations d’acteurs locaux. Kibali n’a pas encore réagi publiquement.
Source : Déclaration G20 & Vrai Vrai, 04/06/2026, relayée par Timothée Likambo Tamino.
Par La Rédaction
