Dans la province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo, des opérateurs économiques se plaignent de l’instauration de l’arbitraire et du gangsterisme fiscal instaurés au poste de péage de Boh à la limite avec la province voisine de l’Ituri.
Un responsable de la FEC locale qui s’est confié à votre média, indique que des agents commis à ce poste affichent une attitude peu républicaine surtout après le passage de l’Inspection Générale des Finances (IGF) dans cette partie du pays.
« Nous sommes indignés de l’attitude affichée envers nous sur place. En plus de multiplicité des taxes, traverser Boh avec un véhicule s’avère un chemin de la croix pour nous transporteurs. On a l’impression d’être à la frontière du pays. Les agents affectés à ce poste n’écoutent personne. trop c’est trop », renseigne notre source sous couvert d’anonymat.
Dans ce juteux poste de péage route, plusieurs sources nous renseignent également que le détournement en grande échelle est érigé en mode de gouvernance . Personne ne sait préciser la destination exacte que prennent les recettes générées sur place.
Estimées en moyenne à plus de 200.000$/mois selon ces mêmes sources, ces recettes ne passeraient par aucun circuit bancaire pour éviter toute traçabilité, confie des indiscrétions bien introduites dans le pouvoir provincial.
Mme Julie Epamua, mentionnée au titre, à la fois parenté du gouverneur de province et qui aurait été placée à ce poste sur base de népotisme, est l’incontournable cerveau moteur du coulage des recettes publiques y orchestrées à ciel ouvert.
Elle ne répondrait qu’à un Baseane Nangaa, le seul décideur en toute opacité et à l’insu l’assemblée provinciale et même de la régie provinciale des recettes (DGRHU). Cette dernière s’est vue volontairement écartée de ce qui ressemble à une mafia fiscale clanique.
L’affectation d’un membre du clan à ce poste de péage est un choix savamment opéré afin de brouiller la piste sur la vraie destination des recette générées par le passage de plus de 300 gros engins déployés dans les sites d’exploitation artisanale inondée en majorité ar des chinois.
Nos sources à Boh où elle se comporte à toute puissante renseignent qu’une machine paie 5 000$ à l’entrée dans le Haut-Uele et cela, sans compter les recettes journalières sur ce tronçon routier la plus fréquentée de la province .
À l’heure où l’équipe de l’IGF procède à une patrouille financière pour tout comprendre dans le Haut-Uele, plusieurs observateurs estiment que cette cousine du gouverneur, est là mieux placée pour renseigner ces inspecteurs.
Pendant ce temps, plusieurs langues se délient également pour appeler le procureur à se saisir de ce dossier pour ouvrir des enquêtes afin de stopper l’hémorragie fiscale.
Contacter par votre média Madame Julie Epamua n’a jamais répondu et à toujours préféré briller de silence.
La Rédaction
