Le 18 juillet, l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) a lancé une vaste opération de contrôle visant à renforcer la conformité des activités économiques aux exigences environnementales dans la province de Tshopo-Bas Uélé. Sous l’autorité du Directeur Provincial Guy Mondele Alua, cette initiative s’inscrit dans un cadre légal strict en vertu de l’article 21 de la Loi 11 du Code de l’Environnement. L’objectif ? Assurer que chaque projet ou activité, qu’il soit physique ou moral, respecte les standards de protection de l’environnement avant d’être autorisé. L’opération a ciblé principalement les stations-service, des structures essentielles à la vie économique, mais souvent négligées en matière de régulation environnementale.
Sur le terrain, la délégation de l’ACE, accompagnée de plusieurs agents dont M. Armand Lofoka (Chef de Service Administratif & Finances) et des OPJ assermentés, a procédé à des inspections minutieuses. Le message est clair.
sans le Certificat d’Étude Environnementale, aucune station-service ne peut opérer en toute légalité. Le cortège de l’ACE a débuté sa ronde de contrôle par une station-service située sur la 3e Avenue, boulevard des Chutes, communément appelé la route Buta. À l’arrivée, l’établissement Sté MAÏSHA-Umoja était fermé. Aucun responsable sur place, et surtout aucun certificat n’avait été présenté.

Le contrôle a alors pris une tournure sérieuse. Les responsables ont été invités à se présenter dans les plus brefs délais au bureau de l’ACE pour régulariser leur situation, puis, à quelques 3 minutes de là, on fait escale à la station QWEEN ENERGY. Même situation.

« L’objectif de cette opération n’est pas de sanctionner, mais de protéger l’environnement et d’assurer que tous les opérateurs respectent les règles en vigueur. C’est pour cela que nous allons jusqu’au bout. Nous n’hésiterons pas à sceller les installations qui ne se conforment pas à la réglementation. » Cette phrase résume l’engagement du Directeur Provincial Guy Mondele, qui ne transige pas sur la question de la conformité environnementale. Pour lui, la régularité des activités économiques est une condition indispensable à la préservation de la nature, un principe inscrit dans le cœur de la politique environnementale nationale.
Direction ensuite une station-service BANANA située non loin du ZOO, sur la rive droite de la rivière Tshopo. À leur arrivée, l’équipe de l’ACE constate une situation particulièrement préoccupante.
Le site, mal sécurisé et ne présentant aucune preuve de conformité environnementale, était visiblement en violation. Les bacs de stockage de carburant étaient en piteux état, et le terrain était inapproprié pour de telles installations.Interviewé, le Gérant de la Station « BANANA » ;
« Je reconnais que nous avons eu des retards et des difficultés pour obtenir notre certificat. Mais je m’engage à régulariser la situation dès lundi. Je remercie l’équipe pour sa compréhension et je ferai tout ce qui est nécessaire pour que notre station soit en conformité avec la loi. » dit, Le gérant, d’origine somalienne, a présenté des excuses tout en promettant de prendre les mesures adéquates pour répondre aux exigences environnementales.
Puis, l’équipe embarque à bord du 4×4 couleur blanche, clé de contact tourné, moteur en marche, les feux de priorité allumés…bravant bourbiers, érosions, glissement de terrain et autres spectacles affreux sur ce tronçon. Prochaine escale, la Station semblerait -elle Mango dont la direction centrale se localise, sise, sur la ouverture du Mont Kitenge au centre ville. Ici le Constat est plus que déplorerable. Tenez, bacs à sable tous mouillés dont l’on ne sait agir mieux éteindre le feu en cas d’incendie déclaré, là où est indiqué le point de rassemblement, même endroit, où tourne le moteur du groupe électrogène, pas mesure de sécurité des maisons environnantes car, la clôture sinistre est à moins de 2 m et aucun instrument d’intervention ni documents d’études à impacts environnementaux ne sont brandits.
Le Directeur Provincial Mondele n’a pas caché son impatience face à ce retard :
« Si lundi, rien n’est fait, il n’y aura plus de tolérance. L’ACE appliquera la loi sans compromis. »
La visite de la station « UMOJA« , située à proximité de l’usine de distribution d’eau Regideso, a également révélé des manquements importants. Aucune preuve de conformité n’a été fournie et les installations ne respectaient pas les conditions de sécurité et d’environnement requises. Le message est clair :
Une mise en conformité stricte dans les 48 heures est impérative, sans quoi l’opération de scellage serait inévitable.Au-delà des stations-service, l’opération de contrôle a également porté sur des sites industriels.
C’est ainsi que l’équipe a inspecté l’usine de savon « Champion« , localisée dans les quartiers insalubres de la ville. Là aussi, l’état des lieux était préoccupant de dire la pollution, la dégradation des installations et l’absence de mesures de protection étaient flagrants. Guy Mondele Alua ; « Le danger est bien réel. L’environnement est un bien commun, et si les entrepreneurs ne prennent pas conscience de l’impact de leurs activités, nous serons contraints de fermer ces sites. Il est impératif que la sécurité des travailleurs et la protection de notre environnement soient les priorités de tous. »
En fin, la visite de la station « ENJOY« , anciennement connue sous le nom de « RIBAD« , a révélé de graves irrégularités. Le changement de nom de l’entreprise avait été effectué sans respecter les obligations légales, et l’installations ne disposait toujours pas du certificat requis. Le message a été clair ; si les documents ne sont pas fournis d’ici lundi, la station sera scellée. L’opération de contrôle menée par l’ACE ne s’arrête pas à une simple inspection. Elle représente un engagement profond envers la protection de l’environnement et la sécurisation des sites industriels. Le respect de la législation environnementale est fondamental pour la durabilité des entreprises et la préservation des ressources naturelles.L’adage qui cadre avec cette opération ; je cite : << La terre ne nous appartient pas, nous empruntons à nos enfants. >>
C’est dans cette logique que les autorités provinciales, avec l’appui du Ministère National de l’Environnement dirigé par Mme. Ève Bazaiba, poursuivent leur mission de régulation et de préservation des écosystèmes locaux.Le message est donc lancé toute activité économique, en particulier dans le secteur des stations-service et des sites industriels, doit se soumettre aux exigences de l’Article 21 de la Loi 11 du Code de l’Environnement avant tout démarrage. Le respect de l’environnement est une obligation incontournable pour l’avenir du pays et la sécurité de ses habitants.
Jason LOHOSE,
Contact : +243828117375
