mardi, mars 10, 2026
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Haut-Uele / Révision de la constitution : L’UDPS cherche à maintenir Félix Tshisekedi au pouvoir ( Me. Dieudonné Albert Bule d’ ensemble pour la République de Katumbi )

La Fédération du parti politique « Ensemble pour la République », cher à l’opposant congolais Moïse Katumbi, en territoire de Watsa dans la province du Haut-Uele est montée au créneau pour s’opposer à toutes les tententives liées à la révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo, lors d’un point de presse animé ce mercredi à Durba par son président fédéral Me Dieudonné Albert Collette Bule Likambo.

Alors que des avis sont partagés depuis un temps au sein de la classe socio-politique sur l’ensemble du territoire national suite à une probable révision de la Constitution du 18 février 2006, Me Dieudonné Albert Collette Bule pense que l’udps cherche à maintenir Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir et interpelle le régime Tshisekedi en disant non à la révision de la Constitution.

Ce dernier a indiqué qu’il n’y a rien d’urgence pouvant nécessiter la révision de la Constitution alors que des défis à régler sont énormes et veut avoir des explications claires sur les liens qui existent entre la révision Constitutionnelle et la misère des congolais à ces jours. Il appelle cependant la population du Haut-Uele en général et celle de Watsa en particulier à boycotter cette proposition qui selon lui n’a aucun intérêt.

 » Aujourd’hui, la population congolaise vit dans une misère tout à fait abyssale, les massacres sont perpétrés à l’Est du pays et la population de cette partie du pays vit dans un état d’abandon par le pouvoir public, les mouvements de grève s’enchainent, les routes sont dans un état de délabrement prononcé, le Pays ne dispose d’aucune aviation nationale viable. Que l’Udps nous dise clairement ce qu’elle reproche à l’actuelle constitution, qu’elle nous dise l’article de la constitution qui bloque où qui interdit à l’Etat de payer les enseignants, de ne pas réhabiliter les routes, quel article de la Constitution autorise aux animateurs des institutions publiques de détourner les deniers publics. Qu’est-ce qu’on veut nous amener de nouveau? Au stade actuel peut-on réellement évoquer un blocage quelconque venant de la Constitution alors que le Président de la République dispose de la majorité fabriquée au parlement afin de rendre l’opposion atone ?« .

Et d’ajouter que l’UDPS ne doit pas rendre vain le combat mené ensemble pour lutter contre la modification de la Constitution par Joseph Kabila de 2014 à 2017.

« Aujourd’hui l’Udps avec qui nous avons combattu dans l’opposition contre la modification de la Constitution par Joseph Kabila de 2014 à 2017 rendrait ce combat vain si elle touche à la Constitution. Rappelons-nous que nous avions toujours clamé à l’époque que c’est la meilleure Constitution. Pourquoi s’opposer à la modification de la Constitution de 2014 à 2017 et aujourd’hui devenir défenseur de cette modification s’il n’y a pas un agenda caché ? Il convient de souligner que la Constitution actuelle n’est pas seulement meilleure parce qu’elle contient des droits fondamentaux et libertés fondamentales de la population, mais aussi parce qu’elle contient des articles, en l’occurrence l’article 220 qui contribue à prévenir le retour à l’autocratie en établissant l’intangibilité de certaines dispositions fondamentales, telles que la forme républicaine de l’État et les droits fondamentaux. Ces protections empêchent des révisions constitutionnelles qui pourraient réduire les prérogatives démocratiques ou permettre la personnalisation du pouvoir. En garantissant que des principes essentiels ne peuvent être modifiés, cet article renforce la légitimité démocratique et limite les abus potentiels des dirigeants. Modifier la constitution à ce moment où le président de la République est à son dernier mandat est une provocation pure et simple pour le peuple congolais, c’est chercher à maintenir Félix Tshisekedi au pouvoir, le parti politique ensemble pour la République ne va jamais tolérer » a-t-il conclu Me Dieudonné Albert Collette Bule, Président fédéral du parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi à watsa.

Il convient de signaler que le projet de la révision Constitutionnelle alimente les débats dans plusieurs villes du pays.

Par Ruphin ADAMBU ABAKESOMI

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