Réunis face à la presse à Isiro, les hauts cadres militaires ont mis l’accent sur la responsabilité de chacun dans la lutte contre la menace terroriste dans le Haut-Uele. Lors d’un point de presse tenu ce samedi 23 mai 2026 à l’hôtel de la défense. Le Général de brigade Jean Daniel Batabombi, 1er commandant adjoint du service de l’éducation patriotique de la citoyenneté, et le Major Nestor Mavudisa Mayoyo, porte-parole de l’armée dans la partie, ont dressé un état des lieux sécuritaire de la province et rappelé le cadre légal qui s’applique aux citoyens, aux médias et aux usagers du numérique.

Le message est sans ambiguïté à savoir que toute forme d’apologie du terrorisme est proscrite, qu’elle soit diffusée dans la presse traditionnelle ou sur les plateformes numériques. Le Commandant adjoint du Secas insiste sur le strict respect du code du numérique congolais. Un dispositif de contrôle est en cours de déploiement pour identifier et sanctionner les contenus contraires à la loi. L’objectif est d’empêcher la propagation de messages de haine, de désinformation ou de propagande susceptibles d’alimenter l’insécurité et de démoraliser la population.
« Le Haut-Uele est en train d’être militarisé et l’armée traque déjà des ADF. Plusieurs renforts de l’armée sont à Isiro. Quand on collabore avec l’armée, on se sécurise et on sécurise l’État. » a fait le Général de brigade Jean Daniel Batabombi

Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent activement. Selon le porte-parole, les forces armées traquent actuellement les combattants des ADF présents dans la province. La coopération de la population est présentée comme l’élément décisif pour l’efficacité de ces actions. Le commandement assure que le partage d’informations fiables avec les unités sur place permet non seulement de protéger les civils, mais aussi de renforcer l’autorité de l’État dans les zones concernées.
Les forces armées se disent déterminées à « nettoyer les inciviques » et affirment que l’opération en cours dans le Haut-Uele se déroule bien. L’appel final adressé aux habitants est clair : éviter toute complicité passive, refuser de relayer les contenus illégaux, et s’inscrire dans une dynamique de collaboration citoyenne. Pour l’état-major, la sécurité durable passe par cette alliance entre l’armée et la population, soutenue par le respect strict du cadre légal numérique.
Par Le Patriarche Ruphin Adambu Abakesomi
