A Isiro, la tentative de déstabilisation institutionnelle menée par quatre députés provinciaux contre l’exécutif provincial dirigé par Jean Bakomito a été stoppée net. Un télégramme officiel du ministère national de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières a suspendu la procédure, rappelant les instructions de la Haute Autorité du pays sur le moratoire en vigueur concernant les motions et pétitions visant les gouverneurs et vice-gouverneurs par les assemblées provinciales.
L’initiative, présentée comme un contrôle parlementaire, a été rapidement éclipsée par des révélations mettant en cause l’un des quatre signataires, l’honorable Prosper Salomon Madilu. Selon plusieurs sources concordantes, il aurait formulé des demandes à caractère strictement personnel, jugées incompatibles avec l’éthique d’un élu du peuple : une jeep estimée à 120 000 dollars, une enveloppe de 150 000 dollars, l’attribution du ministère des Mines et de l’Environnement et de deux autres portefeuilles ministériels, ainsi que le contrôle d’un poste de péage.
Ces révélations ont considérablement entamé la crédibilité de la démarche, désormais perçue comme une opération motivée par des intérêts égoïstes plutôt que par la recherche de l’intérêt général. Dans les milieux politiques et auprès de l’opinion publique, l’image d’un calcul personnel détournant une action républicaine se renforce, accentuant la lassitude face aux conjurations récurrentes dans la province.
Avec la suspension formelle par l’autorité nationale, la motion se trouve juridiquement gelée. Reste désormais à clarifier la responsabilité politique et morale des députés impliqués, en particulier celle de l’honorable Madilu. L’opinion publique attend désormais des explications transparentes afin de restaurer la confiance dans les institutions provinciales.
Rédaction
