mardi, mars 10, 2026
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Routes du Haut-Uele : une dynamique à consolider (TRIBUNE 5 DE JULES MAGBAY ATUBA)

Le Haut-Uele entre dans une nouvelle ère de mobilité et d’intégration grâce à une politique d’infrastructures routières audacieuse, portée par l’Exécutif provincial avec une rigueur saluée. A peine un an et quelques mois après son investiture, le Gouverneur Jean Bakomito a placé les routes au centre de sa gouvernance. L’objectif est clair : désenclaver la province, fluidifier les échanges, et relier les zones de production aux marchés.

Les résultats sont palpables. La réhabilitation de plusieurs axes majeurs : RN25, RN26, routes provinciales 420, 426 est en cours. A cela s’ajoutent de nombreuses interventions sur les routes de desserte agricole, longtemps laissées à l’abandon. Des tronçons tels que Aba-Faradje (90 km), Dungu-Faradje (145 km), Durba-Gombari (121,5 km), rond-point 21-Isiro (126 km), ou encore Dungu-Niangara (94 km) illustrent cette dynamique volontariste.

En parallèle, des bretelles stratégiques viennent renforcer l’accessibilité des milieux ruraux et relier les communautés isolées aux grands axes. On peut citer notamment Isiro-Wamba, Mungwere-Betongwe, Isiro-Neisu, Sesenge-Kitambala-Aba et les dessertes vers la chefferie Walese à Watsa. Ces segments, bien que souvent négligés, jouent un rôle essentiel dans le développement local et l’intégration des bassins agricoles.

Dans le même élan, la modernisation de la voirie urbaine a également commencé dans plusieurs centres clés de la province. Les chefs-lieux de Dungu, Wamba et Niangara bénéficient de travaux de réhabilitation de leur voirie, améliorant ainsi la mobilité locale et les conditions de vie des populations.

A Isiro, la capitale provinciale, le projet d’asphaltage de 43 km constitue un jalon important. Il s’agit là d’un effort conjoint entre le Gouvernement de la République et l’Exécutif provincial, démontrant qu’une synergie nationale et provinciale est possible. Dans cette même perspective, la route de Bolebole et plusieurs avenues de la ville d’Isiro devront constituer les prochaines cibles de réhabilitation et de maintenance.

Nous sommes d’accord avec Kitenge Tshidibi, ingénieur congolais, qui soutient que  » la route est la première ligne de front contre la pauvreté et l’isolement ». Chaque mètre ouvert ou réparé réconcilie les communautés avec leur territoire.

Cependant, soyons lucides : le chemin est encore long. L’entretien des infrastructures, la normalisation des compactages sur certains axes, la gestion des eaux de ruissellement et la pérennisation des investissements demeurent des défis majeurs.

En cela, la pensée de Mwalimu Nyandwi, expert tanzanien, nous éclaire : « Les routes ne changent pas seulement les distances, elles changent aussi les destins ». Le Haut-Uele progresse. Pas à pas, chantier après chantier, village après village.

Ce mouvement mérite d’être accompagné, protégé et amplifié. Les critiques, si elles sont objectives et orientées vers l’intérêt général, sont les bienvenues. Le développement ne se décrète pas, il se construit. Et ici, il est bel et bien en construction.

Jules MAGBAY ATUBA

La rédaction

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